Musique et société en France
Cours d'histoire de la musique
Cours d'histoire de la musique
Ces 8 cours étudient l'influence des contextes politiques et des institutions sur la musique française, du XVIIème siècle au début du XXIème siècle.
TABLE DES MATIERES
SOMMAIRE DES COURS
Depuis 1321 tout musicien qui veut enseigner ou jouer en public doit adhérer à la corporation des musiciens, la Ménestrandise - L'organisation de la musique de Cour en 3 formations, la Chapelle, la Cour, l'Ecurie, créée par François 1er, est toujours en vigueur - Sous Louis XIII le Ballet de cour est à l'honneur - Louis XIII compose et se produit dans le Ballet de la Merlaison - L'Air de cour est aussi très en vogue - Jacques Champion de Chambonnières, tête de file de l'école française de clavecin, créer le premier concert privé payant, l'Assemblée des Honnestes curieux.
Louis XIV , excellent danseur et joueur de guitare, utilise la musique comme instrument de propagande - En 1653, il danse le rôle du dieu Apollon dans le Ballet de la nuit - Habillé tout en or il représente le soleil - Mazarin ne parvient pas à imposer l'opéra italien - Louis XIV crée, en 1669, l’Académie d’opéra en vers et en musique - Lully en prend la direction et évince tous ses concurrents - Lully invente un genre lyrique propre à plaire au roi et à faire barrage à l'opéra italien, la Tragédie lyrique, qui inclut obligatoirement un ballet - Marc Antoine Charpentier ne parvient pas à s'imposer.
Louis XV pas plus que Louis XVI ne s'intéresse à la musique - La musique à la cour perd de son panache - Le clavecin est encore roi, malgré l’arrivée du pianoforte, mais pas pour longtemps - La viole de gambe est éclipsée par le violoncelle - Le violon devient virtuose - La clarinette est introduite en France - Le Concert spirituel est créé en 1725 pour offrir au public parisien des concerts de musique sacrée et instrumentale pendant les périodes saintes, au cours desquelles les salles de spectacle de Paris sont fermées - A partir de 1769 il est concurrencé par le Concert des amateurs - L'Académie royale de musique donne en alternance des tragédies lyriques et des opéras ballet - En 1752 la Querelle des bouffons oppose les tenants de l'opéra français à ceux de l'opéra italien - A la mort de Louis XV en 1774, Marie Antoinette va donner une nouvelle impulsion à l'opéra français en favorisant la venue à Paris de Christoph Willibald Gluck - Issue des spectacles de la Foire de Saint Laurent, la troupe de l'Opéra comique produit sa première partition originale en 1753 - Ses productions doivent obligatoirement inclure des dialogues parlés, pour respecter le monopole de l'Académie royale de musique.
La Révolution a besoin de musiciens comme elle a besoin de savants - Les musiciens se mettent au service de la République et sont même réquisitionnés sous la Terreur - Le Conservatoire de musique ouvre ses portes en 1795 - Certains cours sont ouverts aux jeunes filles - La production d'oeuvres lyriques ne tarit pas - Le Théâtre des arts qui remplace l'Académie royale de musique bénéficie de subventions - Les jeunes compositeurs se tournent plutôt vers l'opéra-comique - La haute bourgeoisie tient désormais salon - Le pianoforte détrône le clavecin - On y joue de la musique de chambre - C’est la vogue du quatuor - La romance se développe.
Napoléon utilise la musique pour mettre en valeur les hauts faits de son règne et s’efforce de redonner à l’Académie impériale de musique son éclat d’antan - Il favorise l'opéra italien - Le Théâtre italien ouvre en 1801 - Il devient l’un des centres de la vie intellectuelle et mondaine de la capitale - La symphonie est mise à l'honneur par les Exercices publics du Conservatoire - Les salons prolifèrent.
Louis XVIII (1815 - 1824) et Charles X (1824 - 1830) sont surtout soucieux de faire des économies - Ils n'utilisent par l'opéra pour glorifier leurs actions - La création du Barbiere di Seviglia en 1819 au Théâtre italien lance la vogue de Rossini - Les facteurs d'instruments mettent à la disposition des interprètes des salles de concert - La Société des Concerts du Conservatoire, créée en 1828, fait connaître les symphonies de Beethoven.
La direction de l'Opéra est confiée à un entrepreneur chargé d'en faire une institution de luxe - C'est le triomphe du Grand opéra et de l'effet à tout prix - Le piano a désormais 7 octaves qui couvrent la tessiture de tous les instruments - Il devient l'instrument roi - La romance cède la place à la mélodie.
La Seconde République n'a pas le temps d'imprimer sa marque - Napoléon III est peu porté sur la musique - On lui doit quand même le lancement de l'Opéra Garnier et la création de l'Ecole Niedermeyer qui se spécialise dans la musique classique et religieuse - Les Concerts populaires fondés par Pasdeloup, le Théâtre lyrique, qui permet aux jeunes compositeurs de représenter leurs opéras, s'adressent à un public moins aisé - Le Théâtre des Bouffes parisiens assure le succès de l'opérette et le triomphe d'Offenbach - La création du Quatuor Lamoureux marque la vogue de la musique de chambre.
C’est une période très riche en évènements que l’on pourrait qualifier de « Belle époque de la musique française » - Elle trouve son plus bel aboutissement dans la décennie 1890 – 1900 - Pour les nouveaux dirigeants la musique a une utilité publique : elle est le fondement même de la cohésion sociale et de l’identité nationale républicaine - Sous l’impulsion de Jules Ferry l’enseignement du chant et de la musique devient obligatoire à l‘école en 1882 - Une nouvelle politique de subventions est mise en place en faveur des Concerts populaires - On compte sur l’Opéra et l’Opéra comique pour être les vitrines de la République - Les chorales et les fanfares ont le vent en poupe - La Société nationale de musique fondée en 1871 prend pour devise Ars Gallica - Elle promeut la musique instrumentale - Le Gouvernement crée le Prix de la ville de Paris - De nouvelles sociétés de concert voient le jour : les Concerts Colonne et Lamoureux, la Société des grandes auditions - C'est la grande époque de la symphonie, du piano et de la mélodie.
Les compositeurs français boudent l'opéra - De nouvelles salles de concert sont créées : la Salle Pleyel et la Salle Cortot - La princesse de Polignac devient un acteur majeur de la musique tant par son salon que par les commandes qu'elle passe - Elle crée avec Coco Chanel l'Orchestre symphonique de Paris et aussi une société de concert, La Sérénade - Une autre société de concert voit le jour, Le Triton - La radio fait son apparition - Son orchestre diffuse des concerts - Les Ballets russes donnent le la - La musique française, suivant le manifeste de Jean Cocteau, Le Coq et l'arlequin, s'engage dans une voie originale.
Le gouvernement du Front populaire prône l'accès de la culture au plus grand nombre - Il élargit à la musique la politique des commandes dont bénéficient des compositrices - L'Opéra et l'Opéra comique sont regroupés au sein d'un établissement public.
La musique doit servir de vitrine au 3ème Reich - Les allemands mettent la main sur la radio et organisent de grandes "messes musicales" - Radio Vichy a du mal à s'imposer face à Radio Paris - Le gouvernement de Vichy continue la politique de commandes et finance les orchestres symphoniques - Une minorité de compositeurs forment un Front national de la musique - Les autres continuent à travailler comme si rien n'était - Les compositeurs juifs s'exilent.
Le gouvernement a d'autres préoccupations que de promouvoir la musique - Mais elle va connaître de grands bouleversements - Les cours de l'Université d'été de Darmstadt introduisent le sérialisme - La RTF crée le GRM, Groupe de recherches musicales, qui ouvre la voie à la musique concrète - Une radio est dédiée à la musique classique.
André Malraux prend la tête du Ministère des Affaires culturelles et crée une Direction de la musique, de l'art lyrique et de la danse - Le plan décennal pour la musique, conduit par Landowski, va déployer la musique sur tout le territoire et renforcer son enseignement.
Pompidou, féru d'art contemporain, fait appel à Boulez qui crée l'IRCAM, l'Institut de Recherche et de Coordination Acoustique Musique et l'Ensemble Inter Contemporain - Le LAM, Laboratoire d'Acoustique Musicale, créé au sein de la Faculté des sciences, met en évidence le spectre des sons - Il est à l'origine de la musique spectrale - Le nouveau directeur de l'Opéra de Paris, Rolf Liebermann, donne une nouvelle impulsion à l'institution et la rend accessible à un public plus large - Le Festival d'Automne a pour objectif de promouvoir la musique contemporaine et d'égaler ses rivaux étrangers - La Maison de l'ORTF a ses propres salles et deux orchestres.
La musique n'est pas la préoccupation majeure de Giscard d'Estaing - Mitterrand augmente le budget de la culture - Il lance le projet de la Cité de la musique et la construction de l'Opéra Bastille - Radio France crée le Festival Présences qui met à l'honneur, chaque année, un portrait de compositeur contemporain.
Les seuls points marquants sont l'inauguration de la Philharmonie II en 2015 et le Plan Fanfare de Macron en 2021.
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